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Correspondant défense

 

Laurent BILLY
Conseiller Municipal 
 
 
 

12/2021

DISCOURS PRONONCÉ LORS DE LA CÉRÉMONIE DU 11 NOVEMBRE

La construction du monument aux morts Au lendemain de la Première Guerre mondiale, les familles, les municipalités comme la nation toute entière entendent rendre hommage aux « héros tombés pour la France ». Dès 1919, on voit ainsi des monuments aux morts apparaître dans chaque commune, ou presque, et porter un message commémoratif qui peut varier selon le lieu, le moment de son érection ou encore le nombre de morts. À Teyran, c’est le 22 février 1920 que le conseil municipal considère qu’il est de toute justice d’élever un monument à la gloire des héros tombés au champ d’honneur. Une souscription publique est alors ouverte pour l’érection du monument commémoratif. Il faudra attendre 1922 pour que la statue soit érigée. En juin de cette année, François Bedos, le maire de l’époque, accepte le devis d’un sculpteur de Nîmes appelé Jean Mérignargues. Le projet accepté se compose d’une statue d’un poilu de 1m80 exécutée en marbre blanc de Carrare. On trouve dans les carrières de cette ville italienne un marbre très prisé pour sa blancheur. La statue est posée sur un piédestal exécuté avec une pierre venant de la carrière des Estaillades dans le département du Vaucluse. La hauteur totale du monument est de 4,20 m. Les noms des poilus sont gravés et bronzés sur une plaque de marbre blanc. La statue présente un homme lisant une lettre de sa famille. Sur le plan du monument conservé dans les archives, on peut lire : « Lettre du pays » ! Pour les millions de soldats embourbés dans les tranchées, souffrant de l’humidité, du froid et confrontés au quotidien à l’horreur des combats, aux blessures et à la mort, le fait de recevoir une lettre venue de leur village, écrite par leur famille ou un ami était très apprécié. C’était un réconfort absolu. Elle donnait des nouvelles des enfants, des parents, de la commune mais surtout elle leur apportait un peu de chaleur humaine. N’oublions pas le courage de ces jeunes gens et leur esprit de sacrifice en ce jour de commémoration.



06/2021

8 MAI 2021 SURVIVRE PENDANT LA GUERRE

La commune de Teyran durant la Seconde Guerre mondiale est à l’image du reste de l’Hérault. La population vit essentiellement de la culture de la vigne. À la fin des années trente dans notre département, le vignoble occupe une étendue de près de 200 000 hectares. Comme la superficie totale est de 620 000 hectares, l’on mesure le poids économique du vin. Mais cette spécificité aura des conséquences dramatiques à cette époque.

Les Héraultais n’ont que du vin et sont donc dépendants des départements qui disposent de blé, de légumes, de fruits, d’animaux d’élevage… La population héraultaise est affamée. Les aliments de base sont rares et vendus à des prix exorbitants. La situation ne cesse de s’aggraver au fil du temps. N’oublions pas aussi que les troupes allemandes qui occupent le pays se servent en priorité. Les cartes de rationnement sont instaurées à partir de l’automne 1940 suivant un système qui devrait fournir de 1 200 à 1 800 calories par jour et par personne, selon l’âge, les activités et le lieu de résidence. Par semaine, les Français peuvent acquérir 350 grammes de viande (avec les os), 100g de matières grasses et 70g de fromage. Par mois, ses tickets leur donnent droit à 200g de riz, 500g de sucre et 250g de pâtes. Tout ceci à condition que les produits ne manquent pas. Or dans l’Hérault, tout manque…

En février 1943, Montpellier reçoit 343 tonnes de légumes frais, et Béziers 93. En décembre de la même année, on tombe respectivement à 160 et 39 tonnes. Parfois, les Héraultais reçoivent moins de 100g de légumes par personne et par semaine. Le ravitaillement en viande est d’autant plus difficile que l’Hérault est contraint par les directives administratives et par sa situation de département de monoculture de s’approvisionner dans les départements voisins principalement la Lozère et l’Aveyron. Or, ces départements ont tendance à garder « leur » viande en période de pénurie et à ne livrer dans l’Hérault que les produits de moins bonne qualité.

Pour survivre, les gens élèvent des lapins et des poules. Ils s’adonnent à la chasse ainsi qu’au braconnage pour nourrir leurs familles. On mange des rutabagas et des topinambours. Le moindre mégot est ramassé. Par manque d’essence – réquisitionnée pour les véhicules allemands –, les voitures fonctionnent au charbon de bois grâce au gazogène. Les semelles de bois ou de liège remplacent le cuir. Tout est soumis au rationnement, le tabac, la laine, le pain, les pâtes alimentaires, le sucre, les viandes et charcuterie, le lait concentréou en poudre, le fromage et les matières grasses… Les queues s’allongent quotidiennement devant les magasins. Certains épiciers, dont les boutiques sont vides mais les arrière-boutiques pleines, peuvent parfois en profiter. On voit se développer le « marché noir », source d’injustices, de conflits, de délations…

Dans l’Hérault, comme ailleurs, les chevaux sont essentiels pour les travaux agricoles. Plus encore que les hommes, ils sont sous-alimentés et trop faibles pour travailler dans les vignes notamment pour labourer. Face à cette situation, on a inventé une technique : ils sont suspendus au plafond de l’écurie. En effet, si ces pauvres bêtes s’allongent, elles sont tellement faibles qu’elles ne se relèvent plus. En les suspendant, on maintient les chevaux éveillés pour qu’ils puissent servir le plus longtemps possible. On ne peut les nourrir convenablement, mais, afin qu’ils disposent d’un nombre suffisant de calories, le maire de Marseillan décide d’utiliser les sarments de vigne comme base de leur alimentation…

Les Français souffrent de la faim, de la malnutrition et tombent plus facilement malades : le nombre de morts dues à la tuberculose double. Les carences alimentaires ou en vitamines que subissent les enfants affectent leur croissance. La mort fait partie de la vie quotidienne, mais il est difficile de se procurer des chrysanthèmes, car leur prix explose pendant la guerre. C’est donc sans fleurs que certains Héraultais doivent dire adieu à leurs proches…


12/2020

COMMÉMORATION DU 11 NOVEMBRE 2020

Une Première Guerre mondiale marquée par une épidémie mondiale : la grippe espagnole

En 2020, nous sommes confrontés à une épidémie à l’origine de plus d’un million de morts à l’échelle mondiale. Les contemporains de la Première Guerre mondiale ont connu l’horreur des tranchées avant d’être confrontés eux-aussi à une épidémie d’une ampleur considérable connue sous le nom de grippe espagnole. Cette épidémie est la plus meurtrière depuis la Peste noire de 1348 et a été en grande partie refoulée de la mémoire collective. Elle frappe durant les derniers mois du conflit mondial et atteint tous les continents, de l’Europe jusqu’aux îles les plus reculées du Pacifique. Fauchant principalement de jeunes adultes dans la force de l’âge, elle entraîne la mort de 2 à 5 % de la population mondiale. Cette pandémie a fait de 20 à 50 millions de morts selon l’Institut Pasteur et peut-être jusqu’à 100 millions selon certaines réévaluations récentes. La grippe espagnole touchera la France en trois grandes vagues épidémiques, avril-juillet 1918, et septembre-décembre 1918, puis février-mai 1919. Avec un pic en septembre-octobre 1918, lorsque le pays est paralysé avec les usines et les écoles fermées. À cause de ce virus, le front est délesté de 35 000 combattants. Selon les dernières études, on estime qu’environ 240 000 Français en meurent. Il faut se rendre compte qu’à cette époque la grippe apparaît pourtant comme une affection bénigne à côté du typhus et de la tuberculose qui font encore plus de victimes. D’ailleurs, la presse parle peu de la grippe espagnole. On n’a pas de médicament efficace, on fait des saignées, on croit que l’alcool protège et l’État organise la distribution des réserves de rhum dans les pharmacies… On ne connaît pas le virus de la grippe. Il sera découvert en 1933. 100 ans après la Première Guerre mondiale avec le COVID, bien des mystères demeurent encore pour comprendre l’origine du virus et surtout trouver une parade efficace pour cesser l’hécatombe mondiale.


06/2018
PARCOURS CITOYEN 
Le 23 mai dernier, deux Teyrannaises étaient à l’honneur, Rim Krouk et Julie Deguine, lors d’une cérémonie offcielle, salle de la bergerie. Elles ont reçu ce jour-là une attestation de parcours citoyen. En effet, elles ont toutes les deux participé à une formation, dans le courant de l’année scolaire, initiée par le lieutenant-colonel Bosch, avec l’appui de leur professeur d’histoire-géographie, présentant les institutions républicaines et mettant en avant la notion de citoyenneté. Elles ont été amenées à découvrir la vie des militaires, en l’occurrence la légion étrangère, et à se familiariser avec l’importance des missions de la force sentinelle.
 

04/2017
CÉRÉMONIE DU 8 MAI :
UN TEYRANNAIS À L’HONNEUR : RENÉ DRAP (1920-2002)


Originaire de Pignan, René Drap s’est installé avec son épouse (Ghislaine) dans notre commune en 1983. Ils ont eu deux filles. Caroline et Kathy y ont grandi et habitent toujours à Teyran. Durant sa retraite, cet homme discret et très croyant a animé le catéchisme. C’est seulement quelques années avant sa mort, des suites d’une terrible maladie, que sa famille a commencé à comprendre que René avait joué un rôle important durant la Seconde Guerre mondiale.

En 1940, il a répondu à l’appel du général de Gaulle et s’engage dans la France libre. Dans le cadre de la préparation du Débarquement en France, l’État-major du général Eisenhower imagina en mars 1943 de créer un plan baptisé « SUSSEX ». Sous la direction des services secrets britanniques du MI6 (Military Intelligence, section 6), américains de l’OSS (Office of Strategic Services) et français du BCRA (Bureau central de renseignements et d’action), 120 hommes et femmes français sont recrutés pour exécuter un plan audacieux qui vise à parachuter dès le début de février 1944 et jusqu’à la libération complète de la France des équipes de deux agents en civil (un observateur et un radio) derrière les lignes ennemies. Leur mission : s’infiltrer et renseigner en permanence l’État-major allié.

Au péril de leur vie, ces hommes et femmes ont mené une guerre secrète pour sauver notre pays. René Drap fait partie de ces 120 héros tombés dans l’oubli. À son épouse qui l’interrogeait sur son engagement durant cette période, il avait répondu de manière très évasive : « J’étais là à ce moment-là ». Il partit ainsi sans jamais révéler à sa famille ce qu’il fut, fidèle au silence absolu auquel il devait se tenir. Plus tard, retrouvant ses affaires d’alors dans un grenier, ses enfants intrigués ont cherché qui il avait été.

Récemment une grande exposition a eu lieu au musée de l’armée, aux Invalides à Paris. Intitulée « Guerres secrètes », elle offrait un large panorama historique des méthodes des services secrets, du Second Empire à l’effondrement du système
soviétique. René Drap a été à l’honneur. Un objet emblématique lui appartenant a été exposé. Il s’agit d’une chevalière à chaton, destinée à cacher une pilule de cyanure à prendre en cas de capture
par l’ennemi nazi (voir la photographie du journal de Teyran 176 - mai 2017 - page 13).

Le 8 mai 2017, la municipalité de Teyran rendra un hommage bien mérité à ce « héros de l’ombre » en présence de toute sa famille.
 
09/2016
 
CAMPAGNE DE RECRUTEMENT DE RÉSERVISTE POUR L’ARMÉE

Suite aux événements récents dans notre pays, le besoin de renforcer les militaires d’active se fait vivement ressentir. Le gouvernement et le Ministre de la Défense nous ont mandatés en qualité d’anciens des armées (Terre, Air, Mer et Gendarmerie) pour recruter des réservistes.
Les armées, et en particulièrement l’armée de l’air, ont besoin de jeunes réservistes de 17 à 35 ans pour les personnes sans passé militaire. Pour les anciens militaires, la limite d’âge de leur grade sera prise en compte.
Quelles missions leur seront confiées ?
  • Mission de protection des systèmes de combat de l’armée de l’air 
  • Surveillance permanente du ciel français
  • Mission Vigipirate et Sentinelle
  • Renfort des états majors opérationnels des unités de soutien
  • Implication dans les plans civils d’urgence et de secours aux populations
  • Renfort en opérations extérieures pour la résolution des conflits
  • Apport d’expertises techniques rares.
Nous avons constaté une demande d’engagement citoyen de nombreux jeunes.
Pour plus de renseignements, contacter le major BAER, chef du CIRFA (centre de recrutement interarmes de Montpellier) ou votre correspondant défense de la commune.
CIRFA MONTPELLIER
2 bis, rue Pogesy
BP 2166
34027 MONTPELLIER CEDEX
Tél. : 04.67.16.60.80
cirfa.montpellier@recrutement.air.defense.gouv.fr

Pour en savoir plus sur les autres armées, consultez les sites :
Armée de terre :
www.recrutement.terre.defense.gouv.fr/devenez-reserviste-opérationnel

Gendarmerie nationale :