Cérémonie du 11 novembre 2016 | Détails vie locale
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Cérémonie du 11 novembre 2016

Bonjour à tous
Les élus du Conseil municipal et moi-même vous remercions pour votre présence en ce 11 novembre 2016 pour commémorer la victoire de la France et des troupes alliées de 1918.
Messieurs les représentants de la brigade de gendarmerie de Clapiers
Mesdames et messieurs les pompiers de la caserne d’Assas,
Messieurs les anciens combattants,
Monsieur le représentant des anciens combattants et des veuves de guerre
Mesdames et messieurs les bénévoles du Comité communal feux de forêts et de la Réserve communale
Mesdames et messieurs les instituteurs et professeurs des écoles de Teyran,
Chers enfants
Mesdames et messieurs les élus
Chères et chers Teyrannais,

En ce 11 novembre, nous nous replongeons inévitablement dans cette guerre dont tant de familles françaises portent le souvenir.
2016-1916, voilà tout juste un siècle, nous en étions à la moitié d’un conflit qui montrait chaque jour encore plus de cruauté.

Débutée en août 1914, la guerre est d’abord rapide. Les troupes allemandes ont décidé de contourner nos positions en Lorraine, traversent la Belgique, et se dirigent vers Paris. Les soldats français ne peuvent pas tenir, reculent de 200 kms, puis se reprennent. Ce sera la bataille de la Marne. L’avancée allemande est stoppée, les troupes se font face, s’arrêtent, creusent des tranchées pour tenir : c’est la guerre de positions qui débute.
1915 sera une année de guerre immobile, composée de batailles des uns, puis des autres, de tranchées à refaire, tenir coûte que coûte, rajoutant encore plus de morts aux morts.
Puis vient 1916. Cette année est considérée par les états-majors français et allemands comme celle qui doit faire basculer cette guerre qui s’enlise vers la victoire. Chacun décide alors de lancer des batailles démesurées.
Par les batailles de Verdun et de la Somme, cette année de guerre 1916 est synonyme de boucherie, de milliers de disparus, de mutilés, de morts, et de familles tristes qui souffrent et pleurent en silence.
Pourtant tout le monde tient. Sauver la patrie pour les uns, défendre la république pour les autres, envie d’aider ses camarades du front comme parfois aussi rester fidèles à ceux qui sont déjà tombés, ou bien sûr redouter le Conseil de guerre comme généralement avoir le sens du devoir à accomplir, chaque soldat trouve sa motivation et tient bon. A l’arrière, les familles les soutiendront sans relâche par leurs lettres quotidiennes d’affection et de réconfort.
100 ans après, nous pouvons remercier cette génération qui avait comme valeurs le devoir, le courage et la générosité.

Éric Bascou


Histoire des deux poilus teyrannais morts en 1916

La guerre est particulièrement meurtrière en 1916 avec notamment la bataille de Verdun qui fait 700 000 morts entre les mois de février et de décembre 1916.
Dans notre petit village qui compte alors environ 300 habitants, deux poilus teyrannais meurent durant cette année. 

Le premier s’appelle Célestin Jean CHARDONNAL. Né le 30 septembre 1884 à Grandrieu en Lozère , il a vécu à Saint-Brès puis s’est marié en 1908 avec Mlle Valentin de Teyran. Il a fait le service militaire au sein du 5ème régiment de zouaves en 1905 puis réformé pour un grave problème aux cervicales. Il revient à Teyran.
Quelques mois après le début de la guerre, alors qu’il est âgé de 31 ans, Célestin Jean CHARDONNAL est mobilisé sur le front. Il a été affecté au 24e Régiment d’infanterie coloniale le 26 février 1915. Il est gravement blessé le 14 mars 1916 et meurt 13 jours plus tard le 27 mars 1916 à Amiens.

Le second a pour nom : Etienne Marius Raphaël DUMAS. Il est né le 14 octobre 1880 à Teyran. Il est le fils de Pierre Dumas et de Marie Coulet et a fait son service militaire comme caporal en 1902 au sein du 81e régiment d’infanterie de Montpellier. Lors de l’ordre de mobilisation générale le 2 août 1914, Etienne DUMAS est rappelé. Il va combattre toujours avec le 81e régiment d’infanterie durant quasiment deux années. Le 23 mai 1916, il reçoit une balle dans la jambe droite. Gravement blessé, Etienne Dumas rentre à Teyran le 6 juin 1916. Il meurt des suites de ses blessures deux mois plus tard, le 18 août 1916.

En ce jour de commémoration, nous devons avoir une pensée particulière pour ces deux jeunes teyrannais qui ont servi glorieusement la patrie.

Philippe Secondy